Repensons l’organisation, misons sur l’humain!

On perçoit souvent l’organisation au travers du prisme de l’objectif qu’elle poursuit, comme d’une machine emplie de procédures et manquant parfois d’âme.

« Lorsque nous évoquons l’entreprise, nous utilisons ce que j’appelle la pensée mécanique » indique à ce titre Martin Reeves, directeur du BCG Henderson Institute

Le fonctionnement de nombreuses organisations est semblable à une machine. Les rouages sont en interaction dans un mécanisme automatisé. Alors même que l’adaptation de ce mécanisme se doit d’être constante et rapide au vu des évolutions à l’oeuvre, son fonctionnement peut en réalité révéler de fortes rigidités structurelles. 

Face à ce constat, que se passerait-il si nous en venions à considérer l’entreprise comme un être vivant ? Comme un organisme résilient et sujet à de nombreuses évolutions?

La relation que nous aurions au travail et à la création de valeur au sein de l’entreprise en serait profondément transformée. C’est le constat qui a été dressé par de nombreux théoriciens des organisations.

Plutôt que de demander à l’homme de rechercher une efficacité productive qui se rapproche de la machine pourquoi ne pas au contraire encourager ce qui fait sa spécificité? 

Le salarié ne serait plus un simple rouage au sein de procédures complexes mais une pièce maîtresse, reconnu dans son potentiel et sa singularité. 

Son énergie et son identité différenciante serait une réelle force de frappe, un élan créatif à l’origine d’innovations plutôt qu’une qualification en tant que profil “atypique”

En cela les écosystèmes naturels sont source d’apprentissage de part leur résilience et leur capacité d’adaptation au changement.

Trois avancées de cette théorie appliquée à l’entreprise remettent particulièrement en cause notre organisation actuelle :

  • L’auto-gouvernance: “transformations des hiérarchies pyramidales et bureaucratiques en systèmes fluides et efficaces d’autorité distribuée et d’intelligence collective.
  • La plénitude: “les entreprises nous ont toujours encouragés à ne montrer qu’un moi “professionnel” tronqué. Les entreprises “organisme vivant” se sont dotées de processus qui nous invitent à baisser le masque, à revendiquer notre intégrité et à venir au travail tels que nous sommes.
  • La raison d’être Evolutive. “Ces entreprises se voient reconnaître une vie propre et la conscience de leur but. Au lieu d’essayer de prévoir et de maîtriser l’avenir, leur personnel est invité à écouter et à comprendre ce qu’elles sont appelées à devenir et la direction qu’elles empruntent naturellement.

La valeur de l’entreprise repose sur les synergies qu’elle propose, ses interactions, la capacité de ses composants à s’auto- gouverner et à évoluer. 

Quel rapport me direz-vous avec la prise de parole en public? Tout simplement parce qu’elle concourt au développement de l’affirmation de soi, de la créativité mais aussi du lien relationnel nécessaire à ces transformations et à la création de synergies.

Repenser les espaces en open space n’est que de peu d’utilité si les acteurs ne possèdent pas l’envie de collaborer et la volonté intrinsèque de créer ensemble des projets porteurs pour l’entreprise

En somme, développer l’individualité, prendre appui sur l’humain pour croitre et se différencier apparaît comme une véritable source de potentialité et de création de valeur à la fois pour l’individu, de plus en plus en recherche de sens, et pour l’entreprise elle-même en quête de différenciation sur son marché.

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