3 points essentiels au service de votre leadership

homme en train de réajuster son costard

A l’heure de la crise économique et d’un renouvellement profond des entreprises, nous avons besoin des leaders qui initient le changement et font évoluer les modèles établis.

Le leader pourtant fait figure d’exception et est souvent perçu comme un être doté d’un charisme et d’une aptitude naturelle. Sans avoir la prétention de fournir une définition exhaustive de cette notion, quelques “clés” peuvent toutefois permettre de travailler efficacement sur son véritable leadership, celui qui nous correspond profondément, la version 2.0 de nous-même.

Leadership, manipulateur, chef: Quelle différence?

Il faut commencer par bien distinguer ces différentes définitions. Le leader emporte l’adhésion volontaire de ses collaborateurs. Il tient la parole du collectif, il incarne un message et défend une vision . Son attraction apparaît comme “naturelle” car elle émane des autres, qui le nourrissent et l’animent. Le leader est stable sur ses appuis et ne craint pas de voir ses collaborateurs progresser et grandir, il les aide à se développer en les responsabilisant et en respectant leur libre arbitre.

En clair, le leadership agit à la façon d’un flux bilatéral. Le leader se met au service des autres sans pour autant s’oublier lui même dans ce processus. Ses services et son attitude irréprochable lui vaut la reconnaissance et la considération de ses pairs en retour.

Si le leader exerce son attraction au service des autres et de la cause qu’il défend, le manipulateur au contraire porte une influence servant des buts qui lui sont propre sans prendre en considération l’autre dans sa démarche. Il aura dans l’entreprise d’avantage tendance à infantiliser et à réduire ses collaborateurs plutôt qu’à les faire progresser et grandir. Ce comportement procède d’une crainte profonde de perdre sa place, et d’appuis souvent instables.

On comprend assez rapidement en quoi le leader se distingue du chef: on choisit de suivre un leader mais on nous impose de suivre un chef. Le leader procède par adhésion volontaire tandis que le chef agit surtout par l’imposition et la contrainte.

Le leadership, ça s’apprend?

Il est toujours plus simple et confortable de considérer que certains domaines relèvent de l’aptitude innée, certains préfèreront considérer que l’on naît leader comme s’il s’agissait d’un don quasi mystique.

A cette conception presque inaccessible du leader, je leur opposerais la vision nietzschéenne du géni:

“le géni ne fais rien que d’apprendre d’abord à poser des pierres, ensuite à bâtir, que de chercher toujours des matériaux et de travailler toujours à y mettre la forme. Toute l’activité de l’Homme est compliquée à miracle, non pas seulement celle du géni mais aucune n’est un miracle”.

Si certains peuvent disposer d’aptitudes, le leadership résulte avant tout d’un véritable apprentissage qui ne se construit pas uniquement dans un cadre professionnel mais qui passe par un travail approfondi de développement personnel.

Une dimension à intégrer est que le leadership se développe et s’apprivoise. Un diamant brut n’a qu’une valeur faible lorsqu’il n’est pas façonné.

Clés pour le développement de son leadership

Le leadership passe avant tout par la maitrise de soi et de son corps

1/ Soigner sa ligne de conduite

Pour devenir leader et pouvoir prétendre influencer les autres, le développement de la confiance en soi est un pré requis indispensable. Si vous n’êtes pas sûr de vos décisions, ne croyez pas en vos qualités ou en la réussite de votre projet, il est peu probable que vos collaborateurs (ou investisseurs !) vous suivent.

Le travail sur soi consiste en la construction de sa posture d’assertion. Dans sa conception anglo-saxonne, on définit l’assertion comme l’attitude d’une personne qui agit avec une confiance lui permettant de ne pas craindre de formuler sa volonté ou ses propres besoins.

A partir de ce mode de conduite, il devient possible de développer une attitude réellement bienveillante. J’insiste sur la notion de bienveillance à différencier de la gentillesse car une personne gentille présente le risque de “s’oublier” en voulant aider l’autre, de se suradapter au-delà de ses capacités.

Le passage de la gentillesse à la bienveillance s’opère lorsque nous sommes en capacité de prendre en compte nos propres besoins avant de vouloir aider l’autre. La bienveillance permet d’asseoir des appuis suffisamment solides pour que du choc de la rencontre avec l’autre naisse un enrichissement mutuel: aider l’autre à grandir et grandir à travers l’autre.

Comment développer une attitude d’assertion? Dans un premier temps, il s’agit de se connaitre soi-même, de cibler les qualités sur lesquelles capitaliser et les faiblesses sur lesquelles travailler.

Pour cela, différents outils sont à votre disposition, parmi ceux-ci:

  • Les outils organisationnels et stratégiques: faire sa propre matrice SWOT/TOWS peut par exemple fournir des clés au service de votre propre stratégie.
  • Les outils psychologiques et la PNL: le modèle MBTi par exemple peut permettre de travailler en profondeur sur les fonctions psychologiques qui ne se situent pas dans votre zone de confort.

2/ Travailler sa communication et son rapport à l’autre

Le travail de la communication et le développement de son charisme sont deux éléments clés de la construction de son leadership. Que ce soit pour une prise de parole en public ou une réunion d’équipe, les enseignements tirés de la PNL comme de la psychologie comportementale fournissent des enseignements précieux sur le sujet.

Que se passe-t-il le plus souvent lors d’une prise de parole en public? 

Nous délivrons (avec plus ou moins d’anxiété selon les individus) un texte issu de notre pensée rationnelle et cartésienne, construite à l’avance en préparant des éléments de langage. 

On en vient à omettre deux dimensions essentielles:

  1. La plupart des statistiques démontrent qu’à minima 70% de la réussite de votre prise de parole dépendra de votre posture corporelle plutôt que de vos éléments de langage à proprement parlé.
  2. Vous ne connaissez pas le public que vous avez en face de vous et devez aller à sa rencontre, capter son attention et l’impliquer dans votre discours

La bonne nouvelle est que ces deux dimensions sont intimement liées, c’est au travers de votre posture corporelle que vous allez réussir à vous connecter à l’autre, et finalement peu via le logos. C’est l’un des principe de base de la PNL, votre posture amène la programmation cérébrale qui vous permettra de trouver les mots justes et adaptés au public que vous avez en face de vous.

Dès lors comment construire sa posture corporelle en vue d’établir cette “connexion”?

  • La première dimension à considérer est le regard qui agira comme la connectique essentielle entre soi et autrui. Votre regard ne doit pas balayer le public mais procéder par sondage aléatoire. Regarder tour à tour des personnes situées à différents endroits de la salle dans les yeux avec une réelle intention, un réel intérêt permettra de faire de votre auditoire le coauteur de votre message. Le but est de construire un vrai projet relationnel, de transformer un public en des personnes. Plutôt que de nourrir un public, laissez le public vous nourrir et vous alimenter. Très fréquemment, je vois des orateurs “débutants” qui au moindre doute se coupent du public pour aller chercher la solution en eux plutôt que de rester connecté par le regard et de construire avec l’autre. Dès le démarrage de votre discours, le regard vous permettra de capter l’attention, d’inclure vos interlocuteurs comme intervenants clés de votre projet relationnel.
  • La verticalité du dos et la respiration ventrale vous permettront de gagner en charisme tout en étant capable d’avoir la maîtrise de vos émotions. Gardez les épaules basses de manière à adopter une posture de détente. Imaginez vous tel un pantin, dont la tête serait soutenue par un fil invisible.
  • Appuis stables au sol, les genoux éventuellement légèrement fléchis
  • Savoir maitriser les silences, le débit et le rythme de votre discours:un exemple que je prends assez souvent est celui des One Man Shows. Un humoriste marquera en général un temps de pause au début de sa présentation, il attendra pour démarrer que son public soit “prêt”. Lorsqu’il fera son show, il aura un projet musical qui donnera du rythme et une dynamique à ses propos. De même entre chacune de ses mises en situation, il attendra son public pour redémarrer. Même s’il est seul sur scène, le Show man est capable de respecter le rythme de son audience

Pour approfondir ces notions je vous invite à consulter les enseignements de l’Ecole d’art oratoire de Stéphane André

3/ Développer sa vision stratégique

Au travers de la communication et du travail du soi, le but est bien évidemment d’être à même de développer une vision, de porter un message qui ai une résonance et suscite l’approbation et l’engouement des autres. D’après la définition qu’en donne John C Maxwell:

“ A leader is one who knows the way, goes the way, and shows the way.”

(un leader est une personne qui connaît la route, la suit et montre le chemin).

Lorsque l’on regarde certains hommes politiques on se rend aussi vite compte que ce n’est plus la personne qui est essentielle mais les idées qu’elle incarne et auxquelles elle donne vie. Le leader est avant tout un médiateur au travers duquel on se reconnait et qui porte une conviction profonde.

Inspirer les autres implique d’être animé soi-même. Comme l’affirme Quincy Adams:

“If your actions inspire others to dream more, learn more, do more and become more, you are a leader.” 

(si vos actions inspirent les autres à rêver plus, apprendre plus, faire plus et devenir plus, vous êtes un leader).

Conclusion

Loin d’être réservée à une minorité, la qualité de leader est accessible à tous, elle débute par la maitrise et la connaissance de soi qui permet une exemplarité et inspire le respect de ses pairs. Elle est motivation et audace de porter un message et des convictions qui résonent au travers des autres.

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